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La résistance contre l’anglais en France

by Jack Dempsey

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Les pays européens apprennent depuis des décennies l’anglais comme langue étrangère. On peut la lingua franca de l’Europe (et d’autres régions du monde), n’est pas aussi demandé que le gouvernement français le voudrait.  Par exemple, selon l’Eurobaromètre (2012), deux tiers des Européens souhaitent apprendre l’anglais comme première langue étrangère.  Le fait que le français n’est plus la langue la plus répandue et la plus demandée a motivé les citoyens français de prendre certaines mesures gouvernementales de résistance pour améliorer la position de la langue française dans les milieux politiques, économiques et culturels en Europe et au monde entier.
conclure que cet intérêt est dû à une augmentation de la demande pour les services et pour les technologies (et pour d’autres raisons économiques) qui se lisent et se perpétuent pour la plupart en anglais. Mais cette tendance à l’anglicisation de la communication internationale prend des formes différentes dans chaque pays.   En plus de l’importance croissante de l’anglais, le français, la langue qui a été autrefois


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Selon une étude faite par l’organisation Education First, un résultat de cette initiative est la baisse du niveau de maîtrise de l’anglais.  L’étude inclut soixante pays dont la France qui se trouve en position numéro trente-cinq.  Education First attribue la cause de ce déclin aux sentiments et aux mesures prises par les Français contre la diminution de l’importance de leur culture et de leur langue, ainsi qu’à la globalisation qui encourage l’anglicisation de la communication internationale.  Adeline PrEducation First à Paris le décrit en ces termes : « Il faut que les Français comprennent que parler, lire ou écouter l’anglais ne veut pas dire que nous tuerons notre langue.  Une telle chose n’arrivera jamais.  C’est de la mentalité mauvaise. »  Prévost n’est pas la seule à penser ainsi. Il y a beaucoup de Français qui sont d’accord avec elle, surtout le parti socialiste qui a fait passer la loi du 22 juillet 2013, ouvrant — entre autres — la voie aux universités française d’enseigner des cours en anglais dans le but d’attirer plus d’étudiants étrangers.  Mais, beaucoup de Français ne voient les bénéfices de cette loi qui devrait garantir aussi un meilleur accès à l’anglais dans leur pays. La photo au-dessus montre des opposants à la loi autorisant les cours en anglais dans les universités françaises.
évost, le directeur du bureau

On se demande alors : qui a raison, du reste ? Celui qui veut protéger le français contre l’anglais, l’envahisseur, ou celui qui veut accepter la tendance mondiale d’usage de l’anglais tout en y intégrant le français ?  Ce problème va plus loin que la France n’acceptant pas l’anglais ; c’est la reconnaissance de l’anglais comme lingua franca qui est le véritable enjeu et que les autres pays européens commencent à adopter de plus en plus. C’est évident, donc, que la France est à la traîne dans les milieux politiques, économiques et culturels en Europe à cause de cette résistance linguistique externe et interne.  Etant donné cette résistance, il est peu probable que le gouvernement français mette en pratique des changements linguistiques et éducatifs comme le bilinguisme régional ou l’usage généralisé des langues étrangères et minoritaires, bien qu’il y ait des signes indéniable que le français est désormais en déclin partout dans le monde.  Par exemple, Pascal Smet, un politicien belge francophone déclare : « il semble logique d’après moi que [la langue commune de l’Europe] soit anglais, ce qui est déjà la lingua franca de l’économie et de la politique internationale.  On ne parle le français nulle part au monde tandis que l’anglais devient de plus en plus une langue mondiale. »  Cette opinion n’est pas très logique, parce qu’il y a beaucoup de régions du monde où le français se parle aujourd’hui, mais cette citation témoigne d’un état d’esprit de plus en plus dominant dans certains pays francophones européens qui veulent adopter l’anglais comme leur langue étrangère principale.  En conclusion, il y a donc plusieurs aspects de ce débat en fonction de la position des différents acteurs au sein de la Francophonie et leurs intérêts économiques et politiques. La longue tradition de résistance contre l’anglais continue ; il n’y a que les acteurs qui changent…

Bibliographie
Staff, Our Foreign. "English Becomes Europe's Second Language." The Telegraph. Telegraph Media Group, 10 Apr. 2010. Web. 31 Mar. 2014.

"Protectionist' France Has Worst English in Europe" - The Local. Web. 31 Mar. 2014

“Loi pour l’enseignement supérieur et la recherche », Ministère de l’Education Nationale, Communiqué du 19 décembre, 2013 Geneviève Fioraso, Ministre de l’Education Nationale
http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/pid29078-cid75978/lancement-de-la-strategie-nationale-de-l-enseignement-superieur.html

« Pourquoi les cours d’anglais font débat ? », Archives de TFI, le 22 mai 2013, http://lci.tf1.fr/france/societe/doit-on-enseigner-en-anglais-dans-les-universites-francaises-7973926.html


Jack Dempsey is a junior in linguistics at the University of Illinois.  He is planning on finishing his undergraduate degree before advancing to the graduate level and is interested in psycho- and sociolinguistics.. He wrote this text in LING 418, Language and Minorities in Europe.

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